Apprendre à jeûner afin de maigrir, guérir et rajeunir

7 juin 2019 0 Par Edouard
Apprendre à jeûner afin de maigrir, guérir et rajeunir
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Résumé : Yéléna KENTISH actualise nos connaissances et s’attelle à casser les idées reçues sur le jeûne, sa pratique et ses pouvoirs miraculeux. Pour cela, l’auteur s’appuie sur ses recherches approfondies.

Le pouvoir du jeûne  maigrir guérir rajeunir
Le pouvoir du jeûne – maigrir, guérir, rajeunir de Yéléna C. KENTISH

Introduction

Pour l’introduction, Yéléna nous invite à entrer dans sa vie personnelle afin de comprendre les évènements qui l’ont conduit à expérimenter le jeûne et ce, malgré sa réticence primaire.

L’auteure nous partage ses problèmes de peau persistant. En effet, nous apprenons qu’aucun traitement dermatologique ne l’aide. Un jour, sans espoir de guérison, elle s’essaie à seize jours de jeûne après avoir regardé un reportage « Le jeûne, nouvelle thérapie » sur la chaîne ARTE.

Contre toute attente, cette expérience dépassa toutes ses attentes : au bout de la deuxième semaine seulement, elle retrouva sa peau saine mais aussi un regain d’énergie qu’elle avait perdue depuis de très longues années. De plus, le kyste sur son poignet gauche à, lui aussi, complètement disparu.

Fort de cette expérience, Yéléna s’attelle désormais à faire valider scientifiquement cette expérience. Néanmoins, le corps médical français reste sceptique et les experts n’arrivent pas à trancher la question.

Ainsi, ce manque de consensus scientifique poussa Yéléna à mener ses propres recherches. C’est cette démarche objective afin de trouver la véracité scientifique de la pratique du jeûne et de ses bienfaits qui mena l’auteure à écrire ce livre.

Questions fondamentales

Ses recherches se sont basées sur des questions fondamentales qu’elle nous livre :

  • Le jeûne est-il thérapeutique ?
  • Cette appellation est-elle justifiée ?
  • Le jeûne est-il dangereux ?
  • Est-ce contre-nature ?
  • Est-ce un phénomène commun à l’humaine ?
  • Quels sont les types de jeûnes ?
  • Comment maigrir efficacement en pratiquant le jeûne ?
  • Le jeûne est-il un anti-âge efficace ?

Chapitre 1 – qu’est-ce que le jeûne ?

La définition du jeûne selon le dictionnaire Larousse est : Arrêt total de l’alimentation, avec maintien ou non de la consommation d’eau

Yéléna nous rappelle que de nos jours, le jeûne est souvent utilisé comme moyen de pression. Elle nous cite notamment l’exemple de Gandhi qui a jeûné plus de 17 fois afin de protester contre l’Empire britannique.

Ainsi, cet exemple non-exhaustif nous envoie une pratique négative du jeûne : s’opposer pacifiquement à quelque chose ou quelqu’un. Néanmoins, est-il juste d’associer cette pratique à une situation difficile, un rapport de force ?

Le jeûne dans le règne animal

Les animaux pratique le jeune de manière plus ou moins longue. Ainsi, nous observons plusieurs espèces animales le pratiquer en milieu naturel.

Nous observons plusieurs types de jeûnes associés à différentes périodes :

  • Le jeûne de migration : La barge rousse, oiseau parcourant jusqu’à 11 680km pendant huit jours sans s’alimenter ;
  • Le jeûne de reproduction : Durant la saison des amours et d’incubation, plusieurs animaux jeûnent. Par exemple, l’oie es neiges qui peut jeûner durant 42 jours lorsqu’elle couvre ses œufs ;
  • Le jeûne de saison : Une stratégie de survie efficace et adopter par beaucoup d’espèce afin de résister à des conditions extrêmes tels le manque de nourriture, ou une température inadaptée est d’entrer dans une phase de léthargie, également appelée hibernation chez certaines espèces pendant plusieurs mois.

Pour les ours, rongeurs, … on parlera d’hibernation, pour les reptiles, on parlera de brumation et pour les amphibiens, escargots et insectes, on parlera d’estivation.

Le jeûne accidentel : Le Dr.Félix Oswald, médecin hygiéniste à observé que lorsqu’un individu est malade, il s’isole du groupe afin de jeûner jusqu’à son rétablissement.

Nous pouvons également citer les fourmis qui sont socialement très évolués et disposent, dans leur fourmilière d’une zone dédiés aux malades afin qu’ils puissent jeûner sans contaminer le reste de la colonie. On voit donc que la pratique du jeûne est courante dans le règne animal afin de soigner des blessures et des maladies.

Le jeûne de circonstance : Certains carnivores (lion, loup, crocodiles) ne se nourrissent que quelque fois par mois. Par exemple, le crocodile ne se nourrit parfois que lorsque les gnous décident de traverser les rivières afin de trouver une nouvelle source de nourriture. En effet, jeûner est une obligation car la présence de proies est rare et difficiles à capturer.

Une tradition ancestrale chez les humains

Selon plusieurs études, le jeûne est une pratique courante dans de multiples cultures, traditions et religion. On le retrouve ainsi dans :

  • Les religions abrahamiques comme le judaïsme et le christianisme où le jeûne est un moyen de communier avec Dieu ;
  • Les spiritualités d’Extrême-Orient comme le taoïsme, bouddhisme, hindouisme où le jeûne aide à comprendre et s’imprégner de la vie spirituelle ;
  • Le bien-être, de nos jours mais également dans certains peuple Massaï du Kenya et de Tanzanie ;
  • Le Shamanisme, l’ascétique, initiatique, …

Un outil de développement personnel

En plus d’être une pratique répandue dans les religions, nous notons, notamment de nos jours, que c’est très utilisé dans des fins de développement personnelles :

  • Pour renforcer le corps : Chez les grecs antique (480 avant J.-C.), les spartiates étaient réputés pour leur endurance mentale et physique. Ses performances étaient associées à la discipline qu’ils devaient obéir. Notamment les restrictions alimentaires. Nous observons ses restrictions également pratiqués chez les amérindiens et les samouraïs avec les mêmes objectifs de résistance face à l’ennemi ;
  • Le dépassement de soi : Dans l’Athènes antique, les grands philosophes pratiquaient le jeûne afin de se distingués. En effet, savoir faire preuve de modération était le signe d’une société civilisé. Platon pratiquait également le jeûne afin d’augmenter ses capacités physiques et mentales. Hippocrate, en parlait à des fins thérapeutiques « Notre médecine devrait être notre nourriture. Mais manger quand nous sommes malades, c’est nourrir notre maladie. »

Le jeûne était donc un outil thérapeutique. Mais celui-ci est devenu un instrument de pénitence. En effet, on ne jeûne plus afin de se soigner ni améliorer nos capacités mais afin d’expier nos péchés.

Néanmoins, les expériences actuelles tendent à redonner vie à cette pratique à des fins thérapeutique. Ce que nous observons également avec l’essor de la médecine douce.

Vous pouvez également consulter cet article concernant la médecine sans médicaments

Chapitre 2 – Qu’est-ce que le jeûne thérapeutique ?

Le Dr.Cahill a mené  des recherches au cours du XXème siècle sur le métabolisme du glucose. Ces recherches ont permis de comprendre comment nos ancêtres ont pu survivre durant les périodes de famine.

Effectivement, le chasseur-cueilleur n’avait pas un accès régulier à la nourriture et devait affronter deux problèmes : survivre et avoir suffisamment d’énergie afin de partir chercher de la nourriture, y compris lorsqu’il n’en a pas mangé depuis longtemps.

Les formes de stockage d’énergie

Nous avons trois types de stockage de l’énergie :

  • Les glucides ou sucres qui est la première réserve d’énergie. Ces suces sont stockés sous la forme de glycogène dans les muscles et le foie. Néanmoins, cette capacité est limitée par la masse musculaire et par le foie. La densité énergétique est seulement de 4 kcal/g ;
  • Les protéines est la seconde source de stockage de l’énergie. La composition de ces protéines se fait sous forme d’acides aminés qui interviennent dans le renouvellement des muscles et organes. Un excès de ses protéines sont éliminées dans l’urée, à défaut de pouvoir être stockées. Leur densité énergétique est la même que celle des glucides, c’est-à-dire de 4 kcal/g ;
  • Les lipides nous amènent à la troisième forme d’énergie. C’est le loin ma meilleure source de stockage. En effet, la densité énergétique des lipides est de 9 kcal/g, soit deux fois plus que dans les deux formes de stockage précédentes !

Lorsque nous absorbons de la nourriture, nous observons trois états :

  • L’état nourri qui correspond à la digestion des aliments, avec une durée de 3 à 8 heures ;
  • L’état post-absorptif correspondant, lui, à l’assimilation et l’utilisation des nutriments, avec une durée de 12 à 18 heures ;
  • L’état de jeûne, pouvant aller de 1 à 3 jours pour les périodes courtes à plus de trois jours pour les périodes longues.

Voyons désormais le métabolisme lors du jeûne court

Le jeûne court se produit durant 24 heures. Le glucose produit à partir des graisses et des protéines peut encore être utilisé par le cerveau et les nerfs. Le cœur, les reins et les muscles squelettiques possèdent encore la capacité d’utiliser les acides gras libérés dans le sang. Le foie, quant à lui, est au centre de ce processus adaptatif car il converti le glucose, le glycogène et les acides gras.

Le Dr.Cahill démontre que l’organisme cherche à économiser au maximum la destruction des protéines grâce à un cycle appelé cycle de Cori.

Le métabolisme du jeûne long

Lorsque la jeûne est prolongé, l’organisme compense l’absence de glucose par les corps cétoniques produits par le foie à partir des cellules adipeuses.

Nous observons qu’une personne possédant le stock de graisse suffisant peut s’abstenir de manger. Par exemple, un stock de 12 à 16 kg de graisses permet de survivre jusqu’à trois mois.

Ainsi, le Dr. Cahill nous affirme qu’une personne obèse peut jeûner plusieurs mois.

Le moteur du cerveau

Le cerveau est nourri à 75% par les corps cétoniques et à 25% par le glucose lors d’un jeûne long. Le glucose, représentant 25% est quant à lui produit par le foie par des composants non glucidiques.

Catabolisme des protéines

Durant les premières 48 heures du jeûne, la néoglucogenèse est principalement réalisée par les protéines. On observe donc une perte musculaire qui sera régénéré lors de la période d’alimentation.

Après trois jours de jeûne, le catabolisme des protéines diminue drastiquement alors que la production de corps cétoniques, elle, augmente fortement. Ce mécanisme permet au tissu musculaire de se maintenir durant le jeûne qui peut potentiellement être long.

Rôle de l’insuline

L’insuline permet de maintenir quatre fonctions vitales :

  • Maintenir le taux de sucre sanguin ;
  • Permettre un stockage optimal du glycogène :
  • Préserver un apport optimal de protéines pour les muscles et les enzymes ;
  • Garder la réserve de protéines ;

Les cinq phases métaboliques du jeûne long

Le Dr. Cahill observe que le métabolisme évolue en cinq périodes durant un jeûne long :

  • De 0 à 4 heures – le glucose est complètement absorbé et le niveau d’insuline commence à augmenter ;
  • Entre 4 et 15 heures – le glucose est utilisé et le processus de néoglucogenèse comment à s’accélérer ;
  • Entre 16 et 32 heures – la néoglucogenèse s’intensifie et se stabilise lorsque les réserves de glycogène sont vidées et le niveau d’insuline diminue ;
  • De 32 heures à 24 jours – La néoglucogenèse diminue drastiquement et les corps cétoniques sont de plus en plus sollicités en devenant l’élément principal. Ainsi, la masse musculaire est préservé ;
  • Le corps peut désormais utiliser les corps cétoniques en tant qu’élément principal. La néoglucogenèse, quant à elle, se poursuit mais avec un niveau très faible. La personne peut continuer le jeûne si ses réserves de graisses le permettent.

A quel stade le jeûne devient-il thérapeutique ?

 Afin de déterminer si un jeûne est thérapeutique, il faut relever trois éléments :

  • La cétose : plusieurs études tendent à démontrer l’impact des corps cétoniques dans l’amélioration de nombreux troubles métaboliques et états pathologiques. Ce temps d’adaptation est plus ou moins long selon les individus car il dépend de la sensibilité à l’insuline ;
  • La crise d’acidose : l’augmentation de l’acidité permet de déclencher les effets thérapeutiques de l’autophagie. C’est l’augmentation des corps cétoniques dans le sang qui permet cet effet.
  • L’autophagie, également appelé autolyse : c’est le mécanisme de recyclage et de nettoyages des composants usés. Ce mécanisme est primordial dans le maintien d’une bonne santé. Les scientifiques savent désormais que les maladies chroniques et les cancers sont dus à un dysfonctionnement de ce mécanisme.

Ce phénomène d’autophagie répond au stress physiologique. Nous pouvons citer les exemples d’une pratique sportive trop intense, d’un manque d’oxygène et de la pratique du jeûne.

Ce stress n’est pas forcément négatif. Afin de comprendre cela, il faut comprendre la notion d’homèse.

Chapitre 3 – L’hormèse

Définition

L’hormèse un processus biologique durant lequel une quantité minuscule d’un agent nuisible engendre une réaction bénéfique de l’organisme, le poussant à s’améliorer. Ce processus est à l’œuvre notamment lors de la vaccination où nous envoyons dans notre corps un agent pathogène « affaibli » afin que notre corps puisse apprendre à le reconnaître et le combattre si il entre à nouveau dans notre organisme.

Nous avons deux étapes à ce processus :

  • Le facteur de stress ;
  • La réaction des cellules ;

Le jeûne, la meilleure hormèse possible

Le jeûne entraîne un stress important qui correspond à l’hormèse.

Les restrictions alimentaires strictes provoquent de graves problèmes, y compris des décès prématurés. Néanmoins, jeûner dans une période limitée ou périodiquement aide l’organisme à booster ses capacités. Ainsi, il retarde le vieillissement, aide à combattre les maladies, … en somme, il augmente notre espérance de vie.

Nos ancêtres ont dû développer des capacités d’adaptations dans l’environnement qui était le leur : la nature conditionnée par un environnement extrême très dangereux et changeant. Digérer des aliments toxiques, un changement de météo brut, un manque de nourriture était fatal. Ainsi, développer la capacité de se priver de nourriture laissant au corps le temps de comprendre quelle substance était bonne ou mauvaise pour lui et nous aide à faire face au manque de nourriture tout en gardant assez d’énergie pour s’en procurer lorsqu’elle devient abondante ou que la quantité est limitée.

Chapitre 4 – le jeûne hydrique aussi appelé jeûne à l’eau

Le docteur russe Youri NIKOLEIVE est considéré comme LE spécialiste du jeûne à l’eau. Il a fait pratiquer ce jeûne à ces patients depuis 1950. Ainsi, il en dégage cinq étapes :

  • L’excitation – pendant environ deux à trois jours, on peut ressentir une irritabilité à cause de la privation soudaine. On perd de 800 à 1kg par jour mais cette perte concerne surtout l’eau et de glycogène ;
  • Crise d’acidose – entre le 3ème et le 5ème jour, nous ne ressentons plus le besoin de se nourrie mais d’autres symptômes désagréables apparaissent dû à l’acidité corporelle comme une mauvaise haleine, de la fatigue, des nausées, une langue blanchâtre, …
  • Compensation et équilibre – entre le 4ème et le 7ème jour, l’organisme s’adapte aux corps cétoniques. Les désagréments disparaissent et on commence à ressentir du bien-être. La langue redevient rose et on perd environ 200g par jour. Néanmoins, une seconde crise d’acidose peut se déclarer entre le 17ème et le 23ème jour, mais l’intensité sera moindre ;
  • Rupture du jeûne – cette étape est primordiale afin de réussir son jeûne. En effet, nous devons réapprovisionner le corps de manière progressive afin de retrouver l’équilibre ses fonctions. Il est recommandé de commencer ce réapprovisionnement par des jus dilués puis des fruits et légumes cuits. Cette période alimentaire doit durer la moitié de la durée du jeûne, c’est-à-dire 7 jours si le jeûne dure 14 jours ;
  • Réalimentation – Une fois le 7ème jour de réalimentation, les phénomènes physiologiques comme la pression sanguine, la glycémie, etc. ainsi que l’appétit reviennent à la normale. Les symptômes sont disparus et l’humeur redevient stable. Ces derniers servent de critère au docteur NIKOLAIEV pour déterminer si un jeûne est réussi ou non.

Différents points de vue et différentes méthodes

L’auteur nous apprend de nombreuses variantes à ce jeûne. Par exemple, le naturopathe Herbet SHELTON, ayant supervisé 40 000 jeûnes pense qu’il est vital d’être au repos afin de ne pas user nos réserves d’énergie futilement.
Au contraire, le médecin allemand Otto BUCHINGER, ayant crée sa clinique de jeûne dans les années 1920 considère qu’il est recommandé de pratiquer des exercices physiques car cela aide à la circulation sanguine et augmente l’excrétion par la peau des toxines par la transpiration. Cet avis est partagé par le docteur russe NIKOLAIEV, pour lui, le manque d’exercice physique durant le jeûne est néfaste pour l’organisme.

Malgré les divergences protocolaires, les vertus thérapeutiques du jeûne sont prouvées et documentées par chaque spécialiste. L’équipe médicale de la clinique du docteur BUCHINGER en Allemagne a répertorié les pathologies qu’ils ont étudiés et dont ils préconisent un jeûne afin de les soigner.

Voyons maintenant les recommandations de l’auteure.

Les 9 recommandations de Yéléna KENTISH

Afin de voir plus clair dans toutes ses pratiques et méthodes, l’auteure nous dévoile sa propre synthèse à prendre en compte lorsque l’on souhaite débuter un jeûne hydrique.

Recommandations

  • Préparation psychologique – se renseigner avant de faire un jeûne afin d’anticiper les réactions possibles de notre organisme et vérifier si nous sommes adaptées à cette pratique ;
  • Préparation physique – il est utile de se préparer physiquement en ce basant sur l’hormèse en commençant par des jeûnes courts voire intermittents avant de se lancer dans des jeûnes longs ;
  • La préparation alimentaire – alléger son alimentation une semaine avant de jeûner est conseillé. Pour cela, privilégiez les aliments frais comme les fruits et les légumes. Limitez également les protéines et les sucres concentrés que l’on trouve par exemple dans les jus de fruits industriels ;
  • Boire de l’eau – l’auteure de conseille pas d’eau particulière mais elle déconseille néanmoins de boire de l’eau distillée ;
  • Quelle quantité d’eau boire ? – selon l’auteure, il n’y a pas de quantité recommandée. Cependant, la soif peut-être très présente les trois premiers jours ;
  • Boire autre chose que de l’eau – certains jeûnes peuvent se faire en buvant du thé ou des infusions. Cependant, l’auteure nous met en garde contre les goûts sucrés qui stimulent l’insuline. Nous pouvons utiliser des bouillons mais ces derniers ne doivent pas être industriels :
  • Gérer la faim – durant les premiers jours, la faim peut-être très présente mais elle se calmera une fois l’organisme connecté aux corps cétoniques ;
  • Jeûner au lit – une fois la phase d’adaptation, il est possible de jeûner en poursuivant ses activités quotidiennes :
  • Faire face à la douleur – le jeûne reste une expérience intime ou le contrôle de soi, l’assurance et la volonté vont jouer. C’est ainsi que le jeûne nous fait sortir de notre zone de confort et partir à la recherche de notre moi intérieur ;

Attention

Attention cependant. L’auteure nous précise qu’elle a pratiquée sont premier jeûne sans préparation alimentaire. Ces recommandations restent donc des recommandations et ne sont pas des impératifs. Veillez cependant à vous faire suivre médicalement si vous avez des problèmes de santé. Ces recommandations sont également des mesures de sécurité afin de s’assurer rester en bonne santé durant le jeûne.

Chapitre 5 – Le jeûne intermittent

Le jeûne intermittent consiste à alterner quotidiennement des périodes de jeûne et des périodes sans jeûnes, c’est-à-dire en s’alimentant. L’auteure mentionne beaucoup de forme de jeûnes intermittents mais les deux plus connus sont le jeûne 18/8. C’est-à-dire 16 heures de jeûne et 8h d’alimentation par jour. Le deuxième jeûne est le Warior Diet où l’on ne prend qu’un repas principal par jour.

La clé pour réussir son jeûne intermittent est la régularité. Ainsi, pour voir les bénéfices il faut pratiquer le jeûne sur le long terme.

Quels sont les bénéfices alors ?

L’auteure, Yéléna KENTISH nous donne une précision importante sur une erreur souvent commise. Confondre les effets du jeûne intermittent avec ceux obtenues par les jeûnes périodiques.

Le jeûne intermittent donne des effets bénéfiques, notamment dans l’amélioration à la sensibilité à l’insuline ne donne pas les mêmes niveaux d’autophagie, de répartition et de régénération cellulaire comparé aux jeûnes de plusieurs jours consécutifs.

La réalimentation du jeûne intermittent

L’auteur nous offre deux recommandations à ne surtout pas négliger après le jeûne.

Premièrement, il ne faut pas tomber dans la crise de boulimie durant la phase de réalimentation. Ce problème survient principalement si l’on a une résistance à l’insuline et que l’on consomme une dose importante de glucides. Voilà pourquoi il est conseillé de commencer à rompre son jeûne par des légumes et des protéines.

La seconde recommandation est de manger à sa faim durant la rupture du jeûne. La restriction alimentaire à certes, des bénéfices mais elle ne doit pas être chronique.

Chapitre 6 – le jeûne sec

La définition du jeûne sec est de se priver de nourriture de d’eau pendant un certain temps. Ce jeûne est réputé négativement pour être l’apanage des protestataires, par exemple Gandhi.

Le jeûne est très difficile, il faut avoir un certain niveau d’expertise dans le jeûne avant de se lancer. Il doit être pratiqué seulement quelques jours et toujours au repos. Néanmoins, au vu de sa sévérité, les résultats sont spectaculaires.

Le jeûne sec par le Dr. Filonov

Le jeûne sec est la spécialité du Dr.Filanov, un docteur Russe possédant un centre de jeûne au rives du fleuve Katoun. Ses travaux le mènent à déterminer différentes phases durant ce jeûne. A l’instar du jeûne hydrique développé au chapitre 4, nous retrouvons les mêmes phases qui sont l’excitation, la crise d’acidose, compensation et équilibre, rupture du jeûne et réalimentation. Néanmoins, ces effets sont beaucoup plus intenses dans le cas du jeûne sec au vu de sa sévérité.

Principaux mécanismes

L’organisme doit s’adapter et le jeûne sec provoque une dégradation trois à quatre fois plus rapide des graisses qu’avec le jeûne hydrique.

Ensuite, nous trouvons ces symptômes :

  • Autolyse (ou autophagie) ;
  • Apoptose ;
  • Acidification ;
  • Fièvre ;
  • Réaction anti-inflammatoire ;
  • Stimulation du système immunitaire ;
  • Amaigrissement rapide et efficace ;
  • Génération de cellules souches ;
  • Rajeunissement des cellules.

Le jeûne sec peut-il se faire sur la longue durée ?

Lorsque l’on débute la pratique du jeûne, il est conseillé de se tenir à un ou deux jours au maximum du fait que l’organisme n’est pas encore préparé. Cependant, pour un habitué du jeûne, à condition d’avoir un corps bien préparé, il est possible de réaliser un jeûne sec d’une dizaine de jours sans risquer la déshydratation.

Contrairement aux croyances, nous pouvons survivre sans eau beaucoup plus longtemps que trois jours. Tout simplement car l’eau endogène aussi appelé métabolique de très haute qualité est parfois fabriquée à partir de nos réserves propres.

En effet, de nombreuses études ont démontrés que le glycogène et la graisse servent de réserve d’eau au cas où l’eau se raréfie. Voilà pourquoi le jeûne sec est réalisable et beaucoup plus efficace que le jeûne hydrique pour une durée équivalente. Le catabolisme des tissus est également plus intense.

Néanmoins, la violence et la sévérité de cette pratique exige une préparation efficiente afin d’obtenir cette efficacité.

Préparation du jeûne sec de longue durée

Selon le docteur Filonov, le jeûne sec à long terme peut provoquer des gaz de fermentation toxiques comme l’hydrogène sulfuré. Ces endotoxines empoisonnent le sang et doivent être éliminée par les organes extracteurs comme les poumons, les reins et la peau. Ces symptômes peuvent provoquer de l’inconfort. Préparer le corps permet également d’atténuer ce processus d’évacuation des toxines en le rendant moins désagréable.

La préparation au jeûne sec peut se faire sur une période de plusieurs mois et consiste en une liste de précautions comme une meilleure alimentation en privilégiant la qualité de la nourriture, des phases de restrictions caloriques et de jeûnes hydriques qui sont des jeûnes secs réguliers mais de très courtes durées.

La rupture du jeûne sec

De la même manière que pour le jeûne hydrique, la réalimentation après un jeûne sec est primordiale et fait partie du processus de jeûne.

L’auteure nous donne ici l’exemple du ramadan : chaque année, les journaux musulmans indiquent une augmentation des gastro-entériques et de plusieurs problèmes intestinaux qui apparaissent juste après la rupture du jeûne au coucher du soleil.

Afin de mener à bien un jeûne sec de plusieurs jours, le Dr.Filonov nous recommande de boire deux litre d’eau plate lentement en gardant chaque gorgée aussi longtemps que possible dans la bouche. Cette phase de réhydratation doit durer au moins deux heures.

Après cette phase de réhydratation, on peut utiliser les mêmes recommandations afin de sortir de la période du jeûne que celles données par le jeûne hydrique et ainsi se réalimenter progressivement.

Le jeûne sec, lorsqu’il est pratiqué de manière périodique mais sans excès peut amener à de nombreuses améliorations de santé. Par exemple une meilleure résistance au froid, une amélioration de la vue, de la pression artérielle, une diminution voire disparition de la mauvaise haleine et un rajeunissement cellulaire de 10 à 15 ans.

Quelles preuves scientifiques pour le jeûne sec ?

Le Dr Papagiannopoulos et son équipe de chercheurs ont mené une étude sur le jeûne sec de cinq jours sur une équipe de dix volontaire. En tout, cinq hommes et six femmes, en bonne santé âgés de 19 à 66 ans. Ces volontaires ont été ont été suivis pendant dix jours. Soit 2 jours avant le jeûne, pendant le jeûne et 3 jours après la fin du jeûne. Un grand nombre de paramètres métaboliques ont été contrôlés pendant le suivi.

L’étude conclus à une amélioration des fonctions rénales après la pratique du jeûne.

Afin de mener cette expérience, les patients n’ont pas subis de préparation particulière avant l’entré au jeûne mais il a été vérifié qu’ils étaient tous en très bonne santé. Ces résultats poussent les scientifiques à mener des recherches plus approfondies mais on ne peut pas encore comparer ces résultats à ceux obtenus par le jeûne hydrique car la littérature scientifique concernant le dernier jeûne est bien plus abondante. Il faut donc attendre plus de résultats afin de mener une étude comparative de qualité.

Les 10 recommandations de Yéléna KENTISH afin de mener à bien un jeûne sec de 3 à 5 jours

Voici les recommandations de l’auteure. N’oubliez pas, cependant, que ce jeûne extrême peut être très dangereux.

  • Savoir ce que l’on fait – il faut prendre connaissance de ce qu’est ce jeûne, comment on le pratique et les risques. Si vous êtes atteint de certaines pathologies comme des problèmes rénaux ou du diabète, ce jeûne est contre-indiqué. Le mieux est de consulter un médecin ;
  • Pratiquer un jeûne hydrique avant de commencer un jeûne sec ;
  • Baisser sa consommation de protéines dix jours avant, ainsi que les sucres « rapides », ceux contenus dans les fruits et légumes et les stimulants comme le café et le thé sucré ;
  • S’entraîner en faisant de petits jeûnes secs réguliers. C’est-à-dire de 1 à 2 jours ;
  • Commencer son jeûne avec un verre d’eau tiède dans lequel est dissous une cuillère de bicarbonate de soude pour diminuer l’acidité ;
  • Pratiquer une petite activité physique pendant le jeûne comme la marche, exercice car rester allongé pendant 3 jours peut augmenter l’acidité. N’hésitez pas à pratiquer la sieste ;
  • Des bains de bouches froids ou des douches froides peuvent atténuer la sensation de soif. Avoir la bouche sèche est norma, mais la production de salive doit toujours être présente. Si ce n’est pas le cas, le jeûne doit être stoppé) ;
  • Lorsque le jeûne est rompu, il faut boire un litre d’eau lentement par petites gorgées ;
  • Il faut se réalimenter avec des jus de légumes dilués, des bouillons ou soupes avant de se réalimenter en aliments solides.

Cependant, l’auteure nous dit que ce ne sont que des recommandations. Pour sa part, elle n’a pas eu recours à une préparation particulière pour son premier jeûne sec de 68 heures et n’a eu aucun problème. Il ne s’agit donc ici que de simples précautions.

Chapitre 7 – jeûner pour maigrir

La question que l’on se pose tous quand on veut perdre du poids est la suivante : doit-on manger moins et faire plus de sport afin de maigrir ? Les récentes recherches scientifiques tendent à montrer que ce schéma est trop simpliste. En réalité, l’élément majeur lié au surpoids se révèle être la résistance à l’insuline.

Définition de l’insulinorésistance

Les cellules ayant pour mission d’absorber le glucose ont besoin d’insuline. Cependant, lorsque ce mécanisme est trop fréquent et intense, il finit par devenir de moins en moins efficace avec le temps. Les cellules deviennent donc résistantes à l’insuline et ont besoin d’une dose bien plus importante afin d’absorber une quantité équivalente de glucose.

Cela veut dire qu’à terme, les niveaux d’insuline sont chroniquement trop élevés et qu’un épuisement du pancréas et des problèmes de glycémie menant à du diabète peuvent apparaître.

Cependant, un niveau d’insuline élevé va empêcher de puiser dans les réserves de graisses et la perte de poids devient impossible.

Inverser ce processus de résistance

De nombreuses études sur les animaux et humains montrent que la résistance à l’insuline est réversible. Cette inversion peut être provoqué par une pratique sportive régulière de haute intensité. Avec également des diètes faibles en glucides ou au jeûne intermittent.

Maigrir de façon durable grâce au jeûne intermittent

La force du jeûne intermittent se trouve dans sa capacité à maintenir un taux d’insuline basse.

De plus, plus la période de jeûne est longue, moins l’insuline est sollicitée. La mobilisation des triglycérides du tissu adipeux serait la plus importante avec un jeûne intermittent de 18 à 24 heures.

Il est impératif de limiter la consommation de glucides à indice glycémique élevé pendant la phase de réalimentation durant les premiers jours

Il faut également être attentif à la pratique d’exercice physique intense de courte durée car, associé au jeûne intermittent et pratiqué durant ce jeûne peut accélérer la perte de poids.

Maigrir avec le jeûne hydrique

Le jeûne hydrique, consisté de plusieurs jours demande beaucoup plus de motivation que le jeûne intermittent car il provoque un grand stress par les changements métaboliques à partir du 3ème jour du jeûne.

C’est pourquoi l’auteure conseille de passer sur un jeûne intermittent à partir du 10ème jour de jeûne, la perte de poids diminuant à 200 g par jour environ à partir de ce moment-là

Maigrir avec le jeûne sec

Le jeûne sec est le moyen le plus rapide pour perdre de la graisse. Cependant, l’auteure rappelle qu’un jeûne sec peut être très désagréable si l’on a as expérimenté le jeûne hydrique auparavant et que l’on n’a jamais jeûner de sa vie.

Recommencer à se nourrir sans prendre de poids

La peur la plus répandue est de reprendre le poids perdu après la fin du jeûne. Selon l’auteure, il est donc important de prendre des habitudes alimentaires de qualité à la rupture du jeûne.

Les effets du jeûne seront annulés si vous n’adopter pas une bonne hygiène de vie, notamment alimentaire après votre jeûne.

Chapitre 8 – Le jeûne et la guérison

Le jeûne thérapeutique à été validé scientifiquement en Russie dans les années 1950. Néanmoins, il faudra attendre 2010 pour cet aspect revienne en force aux Etats-Unis.

Le professeur Valter LONGO mena une étude le 5 juin 2014 qui mena à une conclusion étonnante : un jeûne de trois jours renouvelle entièrement le système immunitaire. Ces résultats sont par la suite confirmés par trois autres études indépendantes et seront ensuite largement médiatisés. Le jeûne commence dès lors à se faire une place de choix auprès du grand public.

Le jeûne est également efficace contre certaines pathologies

L’auteur nous fait part également d’une dizaine d’études de cas affirmant des bénéfices suite à une pratique du jeûne. Certains témoignages mentionnent également une guérison totale de ces maladies chroniques comme de diabète, les syndromes métaboliques, les crises d’épilepsie, les inflammations chroniques, la sclérose en plaques, l’asthme, l’infertilité, les maladies cutanées et bien d’autres exemples.

De plus, le jeûne aide à accélérer la guérison des blessures et à diminuer les effets des substances toxiques. Des études montrent également une meilleure résistance face aux effets néfastes de la chimiothérapie en cas de cancer. Dans de nombreux cas, des cycles de jeûne sans chimiothérapie ont même été aussi efficaces que la chimiothérapie pour faire reculer les cellules cancéreuses

Le jeûne aide également les organes à se régénérer

Les organes diminuent leur taille durant le jeûne. De plus, ils éliminent les parties viciées par autophagie. C’est durant la phase de réalimentation que les cellules souches se régénèrent en permettant le renouvellement des organes.

Les cellules souches peuvent différencier n’importe quelle cellule du corps. C’est ainsi que les chercheurs ont pu pousser de nouvelles dents chez les souris en utilisant leurs propres cellules souches.

Voici comment le jeûne nous donne l’impression d’obtenir des résultats aussi incroyables dans un si grand nombre de pathologies.

Chapitre 9 – le jeûne sec, un remède tomber dans les oubliettes

Le Dr.Filonov étudie et proscrit des jeûnes secs depuis plus de 20 ans. Suite à ces expériences, il a constaté de nombreux cas de guérison. Selon lui, le jeûne sec est le meilleur médicament qui soit

Selon lui, le jeûne sec est supérieur au jeûne hydrique en termes d’efficacité car il provoque un état d’hyperthermie ou de fièvre très rapidement.

Au cours de ce chapitre, l’auteur s’appuie sur le fait que l’hyperthermie a toujours été considéré comme un facteur de guérison en citant différents éléments historiques.

Plusieurs peuples dans le monde s’appuient sur la connaissance de la thérapie par la chaleur.

La science, quant à elle, nous dévoile ceci :

  •  La fièvre est un élément indispensable à l’élimination des virus dans l’organisme ;
  • Les cellules cancéreuses sont plus vulnérables à la chaleur que les cellules saines ;
  • De plus en plus d’études montrent que la fièvre stimule et renforce le système immunitaire.

C’est pourquoi, l’autophagie, qui détruit les tissus malades et le renouvellement des organes sont complétés par l’hyperthermie dans le cadre du jeûne sec qui améliorent l’élimination des pathogènes, le renforcement du système immunitaire ainsi que le retour à l’homéostasie.

Chapitre 10 et 11 – témoignages de guérisons par les jeûnes hydriques et secs

Ces deux chapitres se concentrent sur les témoignages très intéressants de personne ayant recouvrés la santé, le tout agrémenté de certificats médicaux suite à la pratique de jeûne sec ou intermittent.

Les études concernant aussi bien les pathologies avancées de type cancer, leucémie, endométriose que bénignes tels que les problèmes cutanés et de rajeunissement.

Ces témoignages très touchants nous permettent de sentir la réalité physique et les bénéfices réels de ces expériences. La vraie manière d’être touché et de ressentir ces vécues est de lire ses témoignages par vous-même.

Chapitre 12 – ralentir le vieillissement

A ce jour, la communauté scientifique dispose de plus de 300 théories concernant les mécanismes de vieillissement.

L’auteure n’en mentionne, fort heureusement que quelques-unes :

  • L’usure : chaque organe se détériore de façon progressive en raison de multiples facteurs externes comme l’environnement, l’alimentation, le stress, la maladie, … ;
  • Des radicaux libres : l’accumulation de radicaux libres, ces derniers provoquant un stress oxydatif attaquant l’ADN et les membranes des cellules ;
  • De l’accumulation de déchets : l’accumulation de déchets dans le métabolisme provoquent des détériorations au niveau des molécules ;
  • Neuroendocrine : on remarque une chute du niveau de production d’hormones avec l’âge, ce qui provoque la plupart des maladies du vieillesse ;
  •  L’ADN : notre espérance de vie est programmée par notre code génétique ;
  • Immunologique : la défaillance du système immunitaire est en partie responsable de la vieillesse ;
  • Des dommages somatiques à l’ADN : ‘ADN est constamment endommagé et seulement une petite partie peut se régénérer. Le vieillissement est donc une conséquence de la détérioration de notre code génétique par l’accumulation de mutation.

Le facteur hormonal

Les hormones jouent un rôle central dans le bon fonctionnement du corps. Ils contrôlent le cycle du sommeil, le rythme cardiaque, l’activité sexuelle et impact notre vieillissement également.

Voyons maintenant quelles hormones peuvent jouer un rôle central dans le fonctionnement du vieillissement.

L’hypothalamus contrôle le vieillissement

L’hypothalamus est une région du cerveau qui contrôle les sécrétions hormonales du système glandulaire. En 2013, des expériences ont menés à la découverte suivante :  les cellules souches de l’hypothalamus régulaient le vieillissement.

Or, le jeûne favorise la régénération des cellules souches.

L’IGF-1, une des clés du vieillissement

L’IGF-1, facteur de croissance 1 ressemblant à l’insuline est une hormone qui accélère la prolifération des cellules. Pour des adultes ayant terminé leur croissance, un taux d’IGF-1 élevé provoque le vieillissement prématuré. Un jeûne de quatre jours diminue de moitié le taux d’IGF-1, le ramenant à une valeur saine.

L’hormone de croissance favorise-t-elle la jeunesse ?

L’hormone de croissance joue un rôle à différents niveaux dans le métabolisme. Sa diminution engendre souvent une augmentation de la masse graisseuse et une baisse de la densité osseuse ainsi que de la masse musculaire.

L’HC est également reconnue comme produit dopant chez les culturistes. De nombreuses personnalités comme Sylvester Stallone s’en injectent régulièrement afin de garder leur jeunesse.

Des études démontrent que l’injection d’HC amène à une diminution de la masse graisseuse. De plus, cela entraîne une augmentation de la masse maigre et une meilleure épaisseur et qualité de peau.

Cependant, ces mêmes études démontrent également une augmentation du niveau de glucose sanguin, ainsi que de la rétention d’eau et de la pression sanguine.

C’est pourquoi les injections d’HC sont suspectés d’augmenter le risque de cancer, de diabète et d’accidents cardio-vasculaires.

Le jeûne, quant à lui permet une augmentation parfois considérable (de 300 à 2000 %) de l’HC tout en maintenant un taux de glucose bas. Ce qui est en adéquation avec les résultats de plusieurs médecins mentionner dans ce livre.

Le rajeunissement dû au jeûne

Le rajeunissement provoqué par la pratique du jeûne se voient par plusieurs mécanismes :

  • Autophagie, déjà mentionné et qui concerne le nettoyage des cellules et le recyclage des composants usés ;
  • Le déstockage des graisses, qui sont utilisées comme carburant pendant le jeûne ;- Les Bouleversement hormonaux, qui entrainent une augmentation de l’hormone de croissance ainsi que la baisse de l’IGF-1.

Chapitre 13 – les dangers du jeûne

Ce dernier chapitre se concentre sur les risques encourus à pratiquer le jeûne, notamment si on s’attelle a essayer le jeûne sec si on a jamais jeûne auparavant.

L’auteure nous dit que le jeûne n’est pas une solution miracle, mais à coupler avec une hygiène de vie et qu’il faut faire très attention en le pratiquant pour ne pas mettre sa santé en danger.

Ainsi, dans ce chapitre, nous verrons des cas de décès lié à une mauvaise pratique du jeûne long. Ces accidents restent néanmoins très minoritaires et rares.

En quoi le jeûne est dangereux ?

Le jeûne est une application directe de l’hormèse que l’on a vu au chapitre 3. Ce mécanisme n’est efficace que lorsque l’organisme arrive à s’adapter face au stress provoqué par le manque de nourriture.

Ainsi, l’individu ne disposant pas de ressources nécessaires nerveuses et graisseuses provoque un stress qui peut, dans les cas les plus extrêmes provoquer des dommages voire le décès du pratiquant.

Une mauvaise renutrition

L’auteure nous rappelle l’importance de la phase de réalimentation qui se faire progressivement après l’arrêt du jeûne. Cette étape est malheureusement souvent négligée et c’est ce qui provoque des effets plus ou moins graves.

Ainsi, afin d’éviter les éventuels problèmes pouvant aller de la gastro-entérite à la mort, l’auteure conseille de suivre à la lettre les consignes du Dr Nikolaïev dans le cadre d’un jeûne long.

Les dérives

  • Les restrictions caloriques prolongées – des expériences ont montré que les restrictions caloriques prolongées, souvent de plusieurs mois provoquent à une baisse du métabolisme provoquant des symptômes tels qu’une fatigue extrême, des dépressions nerveuses, … ;
  • Les diètes cétogènes fantaisistes – les régimes cétogènes ont montré certains bénéfices à court terme sur des pathologies comme l’épilepsie. Mais pour le professeur Valter Longo, il vaut mieux maintenir ces diètes sur des temps relativement limités et favoriser la pratique de jeûnes ponctuels ;
  • Le respirianisme qui s’est popularisé dans les années 90 par l’australienne Jasmuheen, il s’agit de la croyance selon laquelle on pourrait se passer de manger et de boire en se nourrissant exclusivement de prana contenu dans l’air. L’auteure rappelle qu’aucune donnée ne permet actuellement d’aller dans le sens de cette théorie sur le plan scientifique.

Conclusion sur “Le pouvoir du jeûne” de Yéléna C. Kentish

L’auteure en arrive à la conclusion que le jeûne semble être pratiquer régulièrement dans le règne animal. Les animaux se privent régulièrement de nourriture pour diverses raisons.

Le jeûne est également pratiqué depuis des millions d’années par l’homme, non seulement par tradition, mais également de manière involontaire en raison de périodes où les vivres viennent à manquer.

Pratiqué de manière périodique ou intermittente, le jeûne déclenche auprès de nos cellules mécanismes sophistiquées qui vont, à terme mener une véritable régénération de l’organisme et ceux, à tous les niveaux.

De nombreuses recherches scientifiques tendent à démontrer la légitimité du jeûne en tant que pratique de santé, l’auteure s’alarme d’un scepticisme à ce sujet dans le monde médical français. Néanmoins, l’intérêt pour le jeûne est croissant.

Cependant, malgré les résultats extraordinaires obtenus et la résolution de nombreuses pathologies, si on le pratique dans de mauvaises conditions ou de manière excessive, il peut également s’avérer dangereux pour notre santé voire mortel. Il faut donc se renseigner et prendre toutes les précautions nécessaires avant d’entamer un jeûne.

L’auteure, Yéléna KENTISH fait la synthèse des différentes écoles en matière de jeûne.

Nous voyons au travers des chapitres, le jeûne comme un principe général ainsi que les jeûnes correspondant à des objectifs précis

Ainsi je liste les :

Points forts :

  • Une enquête scientifique objective ;
  • De nombreux témoignages ;
  • Des références scientifiques crédibles et très nombreuses.

Point faible :

  • Une redondance.

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