Comment la méditation quotidienne apporte le bonheur ?

23 mai 2019 0 Par Edouard
Comment la méditation quotidienne apporte le bonheur ?
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Résumé : dans ce livre, Méditer, jour après jour de Christophe ANDRE, nous sommes transportés au cœur de la méditation, pas à pas, à notre rythme. Cette pratique va nous aider à nous découvrir et à nous ouvrir à un nouveau rapport au monde. Notre perception et notre mode de vie en sera changé.

Le yoga apporte le bonheur éternel

SOMMAIRE

Introduction – faire le vide en étant présent au monde

Première partie – la conscience
– Respirer;
– Être au contact de son corps;
– La gestuelle de la méditation;
– Écouter les détails;
– Laisser ses émotions respirer;
– L’attention pour accroître la conscience;
– Être et non faire.

Deuxième partie – une philosophie de vie
– L’ordinaire est extraordinaire;
– L’importance du détail;
– Le silence;
– Aiguiser notre esprit.

Troisième partie – résister aux intempéries
– Se libérer;
– Laisser passer quand il le faut;
– Laisser le bonheur arriver à son rythme.
Quatrième partie – l’éveil
– Ouverture au monde;
– Mystère.

Conclusion

INTRODUCTION – FAIRE LE VIDE EN ÉTANT PRÉSENT AU MONDE

Dès l’introduction nous sommes interpellés sur le terme « faire le vide ». On entend cette phrase à chaque explication de la méditation. Or, faire le vide n’est pas oublier le monde ni s’oublier, bien au contraire. Il ne s’agit pas de « faire le vide » dans notre cerveau et notre esprit, non, mais bien d’oublier nos activités quotidiennes, pour nous concentrer sur quelque chose de nouveau, que nous faisons rarement, voire jamais. Nous connecter à nous-mêmes.

La méthode, nous la connaissons tous : s’asseoir, fermer les yeux, penser au vide. Les moines bouddhistes d’ailleurs nous enseignent que la méditation peut se faire à chaque instant, dans toutes les positions (assis, debout, couché), yeux ouverts ou fermés et même dans le bruit, au milieu des transports en commun. Mais pour débuter, assis et les yeux fermés sont les meilleurs moyens d’expérimenter la méditation. Le but est de s’effacer à l’action et se concentrer sur nos pensées afin d’en prendre conscience et d’écouter nos sentiments profonds.

PREMIÈRE PARTIE- LA CONSCIENCE

Voici tout le paradoxe de l’humain : nous sommes dans le présent mais ne réalisons ce présent qu’une fois passé. Nous pouvons penser au passé, au futur mais pas au présent. Quand nous sommes en pleine activité, nous ne réalisons pas que nous la faisons (sauf si elle est ennuyante). La méditation est là pour nous faire présent au monde, ici et maintenant. Une autre méthode est l’ikigai, présenté dans un précédent article.

Or, vivre dans le présent nous permet de prendre conscience de notre existence, donc d’en jouir pleinement et de l’améliorer. Nous pouvons pleurer sur le passé, rêver du futur mais les actions se réalisent seulement dans le présent. Voilà pourquoi retrouver la notion du présent et s’en emparer réellement est crucial.

RESPIRER

Voyons dès à présent comment être présent dans le présent en portant notre attention à nous et à ce qui nous entoure.

La respiration : dans les pratiques à avoir dans la méditation pour se recentrer lors d’un stress mais également lors d’une action, d’un malaise par exemple, prendre une respiration lente et profonde nous aide à faire le vide et à nous remettre dans le présent.

Dès que vous perdez pied : respirez. Lentement, profondément, en fermant les yeux.

ÊTRE AU CONTACT DE SON CORPS

En d’autres termes, « se sentir vivant ». La méditation nous aide à nous « sentir nous-même », nous sommes dans notre corps, à son écoute, notre esprit est intimement lié à notre corps, même si nous n’en avons pas conscience à chaque instant. Ainsi, nous nous écoutons et prenons conscience de nos besoins : nos douleurs, nos joies, tout y est et nous sommes là pour les écouter.

Ici nous touchons un point clé de la méditation. Il ne s’agit pas de se relaxer en « oubliant nos problèmes » mais d’en prendre conscience afin de trouver des solutions et les éliminer efficacement.

LA GESTUELLE DE LA MÉDITATION

Comme dit dans l’introduction, la méditation peut se faire à n’importe quel moment de la journée, n’importe où. Donc oui, vous pouvez méditer en vous levant le matin, en prenant cinq minutes pour vous asseoir en fermant les yeux, le samedi dans le parc de votre ville mais également dans les transports en communs, à votre bureau pour vous recentrer lorsque vous couler sous le travail, durant vos poses, avant de commencer un examen, etc. Le but est de vous écouter, de prendre plusieurs courts instants de la journée afin de vous accorder un moment à vous. De savoir où vous en êtes et ce que vous voulez.

ÉCOUTER LES DÉTAILS DU MONDE

Cette méthode est très développée dans l’ikigai. Nous devons percevoir tous les infimes détails qui nous entoure, bons comme mauvais, ils font tous partie intégrante de notre instant présent. Le but n’étant pas de s’énerver, les bruits, même les plus agaçants doivent être entendus mais pas écouter. Entendez par là que vous devez en avoir conscience sans que cela ne vous affecte : ce bruit est présent mais j’en suis détaché. Il parvient à mes oreilles mais pas à mes sentiments. Sachons écouter nos pensées à ses bruits mais en déconnecter tous aspects émotionnels.

Nous devons donc nous positionner en tant qu’observateur de nos pensées. Cela demande de l’entraînement mais est parfaitement réalisable.

La méthode est la suivante :

  • La respiration permet de nous relier à nous-même ;
  • Il faut rester connecter à la respiration, savoir que l’on respire et non pas s’éloigner dans des pensées ;
  • Être distrait par les pensées est un processus de la méditation. Le but étant de l’être de moins en moins.

Ainsi, nous pouvons choisir d’observer ou suivre une pensée. Nous sommes maîtres de nous-même.

La méditation nous connecte au monde

LAISSER SES ÉMOTIONS RESPIRER

Nous devons différencier deux choses : penser à quelque chose et avoir conscience de cette pensée. Pour distinguer les deux cas, il faut prendre du recul.

Récapitulons : prendre du recul sur une pensée pour savoir si l’on pense ou si l’on a conscience de la pensée. Dur !

Dans la méditation, il ne faut retenir que le bon, s’en réjouir. Le bon se trouve dans chaque minuscule recoin, y compris dans le négatif. Il faut donc se placer en tant qu’observateur dans les pensées négatives. Cette position est difficile à obtenir car elle va à l’encontre de ce que nous faisons, c’est-à-dire se morfondre dans le négatif.

L’auteur nous invite à faire l’expérience de l’émotion. Posons-nous quelques questions :

  • Comment cette émotion nous parvient-elle ?
  • A quel endroit elle survient ?
  • Quelles pensées induit-elle ?

Ces questions peuvent nous permettre de stopper un cycle de pensée négatives. En effet, en comprenant d’où vient l’émotion et où elle nous affecte permet de la canaliser et la chasser.

L’ATTENTION POUR ACCROÎTRE LA CONSCIENCE

Nous notons trois niveaux de conscience :

  • Primaire : sensations et impressions ;
  • Identitaire : nôtre « moi » ;
  • Réflexive : réflexion.

Le stade dit de « pleine conscience » comprend ces trois niveaux. L’auteur nous expose sa réflexion : il n’y a ni conscience ni attention. Avec cette précision : l’attention écarte ce qui ne l’intéresse pas. Or, la conscience, elle, regarde tout.

ÊTRE ET NON FAIRE

Là encore, la respiration est la clé. Elle permet de nous recentrer, de nous concentrer dans ce monde plein de distraction et de soucis. Afin d’atteindre cette concentration, voici quelques attitudes à adopter au plus vite :

  • Ne pas se faire juge : que nous ayons suivis pleins de pensées ou non, la méditation n’a pas été plus ou moins bonne ;
  • Tout retenir : nous ne devons pas retenir que le bon dans cette expérience, nous devons tout prendre en compte, même le plus désagréable ;
  • Ne pas s’attacher : source de malheur car crée la sensation de perte. Si une odeur, un son à été agréable, ne le cherchez pas, il a été ;
  • Ne pas espérer : il ne faut pas se fixer un objectif, un but à la méditation. La seule chose est l’expérience faite de ce qui nous entoure, de ce que l’on est.

C’est cette expérience qui fait qu’à chaque fois, la méditation fait effet sur nous, nous sommes présents au monde.

La méditation est bénéfique

DEUXIÈME PARTIE – MÉDITER : UNE PHILOSOPHIE DE VIE

L’ORDINAIRE EST EXTRAORDINAIRE

L’auteur nous invite ici à ne plus agir machinalement mais à nous rendre présent à l’activité que nous faisons. A découvrir sans cesse le monde, ce que nous voyons depuis toujours. Sur le chemin de notre boulangerie ou de notre travail nous ne faisons plus attention à ce qui s’y trouve. Prenons un moment pour le faire, pour redécouvrir ce que nous savons. Sans doute que des détails vont vous sauter aux yeux et vous direz qu’ils sont nouveaux mais non, ils ont toujours été là. Vous n’étiez simplement pas présent au monde à cet instant. Voyons l’invisible en nous connectant au quotidien.

L’IMPORTANCE DU DÉTAILS


Reprenons l’exemple du trajet évoqué plus haut. Prenons un objet qui est là depuis tellement longtemps que nous n’y faisons plus attention : un vase, un objet dans la vitrine du salon, … est-ce que l’on se souvient encore d’où il provient ? De la grand-mère, cadeau de mariage, objet chiné dans le village voisin… qu’est-ce que l’on aime dans cet objet ? Si on le garde, il y a forcément une raison : il est beau, cadeau de la belle-famille donc on est obligé de le garder, etc. faisons l’exercice suivant : rester quelques instants devant, à le contempler, en laissant les émotions, les pensées nous envahir. Qu’avez-vous ressenti ?

Cet exercice nous apprend que nous avons besoin de plusieurs choses dans la vie :

  • De temps : prendre le temps d’observer, de respirer, de voir et faire les choses ;
  • Persévérance : souvent nous nous arrêtons dans une action car on se lasse ou on considère que finalement nous n’y arriverons pas. Or, c’est totalement faux, vous venez d’arrêter alors que vous touchiez au but. Dommage !          
  • Calme : faire abstraction du bruit. Certains peuvent naturellement ignorer le bruit, d’autres y arrivent en s’entraînant, d’autres n’y arrivent jamais. C’est ainsi, trouvez votre façon d’être au calme.

Nous l’avons, nous devons prendre notre temps, séparer l’urgence qui nous aspire dans la précipitation et l’action basée sur l’émotionnel. En respirant, nous pouvons nous séparer de cette émotion et laisser notre raison s’exprimer. Se recentrer est primordial dans notre vie et nous nous négligeons trop régulièrement. Le contact avec nous-même, la nature, nos amis, notre famille reste une source intarissable de calme, de paix et de ressourcement. Nous trouvons un équilibre, un bien être.

LE SILENCE

Nous sommes habitués à être multitâches : nous mangeons en regardant la télévision, nous discutons en écoutant de la musique, etc. toutes ces habitudes nous apprennent à ne pas être totalement présent au monde. L’astuce est de se forcer à prendre de petites initiatives mais de les appliquer MAINTENANT. Par exemple : ce soir au dîner, je ne regarde pas mon portable.

Voici les conseils de l’auteur :

  • Ne faire qu’une seule chose à la fois. Ainsi nous apprenons à nous contrôler, à comprendre nos routines, à reprendre le contrôle de nous-même ;
  • Ne démarrer une nouvelle action que lorsque l’ancienne est terminée. Je dis bien terminée, donc se motiver également à terminer l’action en cours. Action qui est seule à être démarrée.

AIGUISER NOTRE ESPRIT

Nous l’avons déjà dit : il faut respirer profondément. Autant que possible, avant chaque activité. Entre chaque action si nécessaire. « Prendre 30 secondes » pour retrouver son calme, sa concentration et ses esprits.

Vous savez sans doute déjà remarqué les conseils très proches des principes bouddhistes :

  • Nous sommes tous connectés les uns aux autres qui sont notre commencement et notre fin ;
  • La vacuité : notre existence n’a rien de concrète. Personne n’a jamais prouvé que l’on existe ;
  • Tout se meurt.

La méditation n’est pas de comprendre ces principes mais de les accepter, de méditer dessus. De trouver sa définition, sa conception et de toujours observer et expérimenter.

Tout comme l’ikigai, il faut accepter le mauvais comme on accepte le bon. Le bon est en toute chose et nous ne pouvons pas avancer en ignorant ou en se morfondant. Il est aussi complexe d’avoir son esprit dans les bons comme les mauvais moments. Dans les bons, l’euphorie et la joie nous emporte, nous nous fichons de tout, le résultat est le plus important. Lorsque le mal nous arrive, la déprime est plus forte que tout et le sentiment d’échec surplombe tout le bon : l’effort, l’apprentissage, … il faut se recentrer, respirer, prendre du recul et réfléchir de manière détachée. Ce qui implique d’accepter ce qui nous énerve le plus.

Les principes bouddhistes et la méditation

TROISIÈME PARTIE – RÉSISTER AUX INTEMPÉRIES

SE LIBÉRER

La méditation nous aide à nous détacher. A nous détacher émotionnellement. Si on l’on souffre d’une rupture par exemple, cela peut nous apaiser, nous aider comme une médecine parallèle. Bien sûr, si vous souffrez vraiment, je vous encourage à consulter des professionnels de santé. Méditer sur sa souffrance peut aider à la soigner. On a tous déjà expérimentés cela : parler avec quelqu’un d’un évènement nous aide à le comprendre, à le digérer. De même, la méditation, en sondant notre esprit, nous aide à diluer ces souffrances dans le flot de notre esprit.

LAISSER PASSER QUAND IL LE FAUT

Il faut réaliser que dans certaines situations, nous ne pouvons pas agir, nous ne pouvons rien résoudre, le mieux est de passer outre, même si cela est difficile comme pour une rupture ou quand il s’agit d’un personnage agaçant comme d’un comportement impoli. Nos esprits trop cartésiens cherchent à tout prix la raison du pourquoi mais il faut apprendre que certains mystères restent insolubles, il faut faire avec.

Très souvent, la solution arrive quand on s’y attend le moins, quand on n’y pense pas. Combien de fois un objet, par exemple nos clés restent introuvables quand on en a besoin mais on le voit partout dès lors que nous n’en avons pas besoin ? L’esprit est ainsi fait, il a besoin de temps et l’inconscient travaille de lui-même. Comme on dit « la nuit porte conseil », ce n’est pas pour rien, le cerveau fait son nettoyage interne et retrouve des informations poussiéreuses.
Nous devons donc intégrer le fait que nous ne pouvons pas tout contrôler, les détails nous échappent.

LAISSER LE BONHEUR ARRIVER A SON RYTHME

Le bonheur se cultive, il faut apprendre à aimer toutes choses, à faire preuve de résilience, après un travail de longue haleine, nous comprenons que le bonheur revient toujours, lentement mais il revient toujours. L’une des clés pour le faire revenir est de comprendre cela. De plus, les bonheurs passés sont toujours présents et vous remarquerez que vous n’avez aucun souvenir de bons nombres de malheurs. Donc, concentrez-vous, vous avez eus tant de bonheurs et il en reste tellement à venir !

QUATRIÈME PARTIE – L’ÉVEIL PAR LA MÉDITATION

La clé pour réussir est la même que pour toute autre activité : la régularité et la persévérance. Chaque échec vous enseigne quelque chose.

L’auteur distingue deux choses : le télos, qui dépend de nous et le skopos, qui est l’objectif à atteindre. Nous pouvons donner tous les moyens que nous pouvons (efforts) mais le résultat final nous échappe. Donnons donc tout ce que nous pouvons dans notre travail et n’ayons aucuns regrets sur le résultat.

OUVERTURE AU MONDE

Contrairement à l’image que cela envoie, la méditation est une ouverture à l’autre, au partage et nous ne sommes absolument pas isoler du monde en méditant. Au contraire, en faisant attention aux détails, nous sommes bien plus présents au monde. Nous comprenons qu’il ne s’agit pas d’une lutte entre bien et mal, réussite ou défaite mais simplement d’une série d’expérience qui nous apporte et que l’on peut à notre tour apporter au monde. Afin d’attirer le bonheur, adoptons la positive attitude avec quatre axes :

  • Bienveillance, ne jamais souhaiter de mal à son ennemi. L’ignorer sera bien plus puissant ;
  • Compassion : ne jugeons pas, nous ne pouvons pas savoir la souffrance d’autrui ;
  • La joie : des petites choses, pour nous et les autres, le bonheur est contagieux ;
  • Souhaiter le bien.

MYSTÈRE

Le livre étant composé de 25 leçons, vous remarquerez qu’il n’en existe que… 24. A vous de trouvez la 25ème

CONCLUSION

Ce livre m’a ouvert les yeux pour plusieurs raisons :

  • L’auteur est très doux dans sa manière de nous inciter à essayer la méditation ;
  • Cette pratique m’aide dans mon quotidien à m’améliorer.

La bienveillance de cet auteur est palpable à travers les lignes de son livre. Un vrai bonheur ! Le livre est très poétique, instructifs et pratique. Ce livre comporte un CD rom de dix méditations guidées et vous verrez que sa voix est très agréable et nous pouvons progresser à chaque méditation, à notre rythme. Seul le dernier chapitre du livre est complexe. Mais c’est une bonne chose car cela nous pousse à nous exercer et y revenir lorsque nous sommes suffisamment entraînés.

Notes et commentaires

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Commentaires Amazon Méditer de Christophe André

Cette chronique a été écrite sur le livre Méditer, jour après jour de Christophe ANDRE.

Et vous, exercez-vous la méditation ? Si oui, qu’en tirez-vous ? Si non, qu’est-ce qui vous empêche d’essayer ?


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